mardi 26 avril 2011

TOUJOURS LA VITICULTURE

La prochaine fois je change de thème, mais je ne suis pas étonné que celui-ci me tienne à coeur. Mon viticulteur, à la recherche de 20 000 Euros, après des investissements d'un même montant qu'il a autofinancés, passe par moi en tant que "médiation du crédit", à la suite du refus de "son" banquier. Après contact avec la BDF, j'organise un rendez-vous avec une autre banque spécialiste du secteur. Réponse: "entrer un nouveau client, oui, mais sans augmentation de nos risques". Gestion très prudente, trop peut être, eu égard à la vocation! Les puristes me diront que c'est normal, que le dossier doit être difficile, etc... Mais comment ne pas être au moins contrarié, quand 250 000 Euros sont accordés à une start-up", qui ne réalise qu'un chiffre d'affaires de 350 000 Euros, pour l'instant ? J'oubliais, son dossier doit être très prometteur, et pourquoi pas ? j'oubliais encore: le gérant est le fils du directeur d'Oséo, et la Ministre de l'Economie est actionnaire (elle en a tout à fait le droit, et c'est tout à son honneur). Je reviens donc à mon viticulteur, et à la viticulture en général. Il est maintenant clair qu'il s'agit d'un marché qui doit être restructuré, comme d'autres marchés, donc, c'est plutôt vivant. Là où ça se "corse" (pardon pour l'expression, mais c'est pour mieux faire ressentir l'état d'esprit que je perçois), c'est que, comme n'importe quel marché, ce sont les hommes qui le font, et leurs luttes de pouvoir, d'influence, de survie. A ce jeu là, le petit, surtout s'il est maladroit, ou qu'il n'a pas eu de chance, n'a pas beaucoup d'atouts à faire valoir. C'est comme cela que les marchés se restructurent, non pas au profit des plus compétents,des plus respectueux et amoureux de leur métier, mais au profit de ceux qui sont mieux "placés". Je l'ai déjà dit, le plan Bordeaux Demain, est un excellent plan, il doit maintenant être impérativement démocratisé, en passant par dessus, ou à côté, d'institutions qui semblent trop absorbées par leurs jeux d'appareils et leurs luttes internes. Comment faire : d'abord se mettre en lien avec ceux qui souffrent, et qui veulent, et peuvent, s 'en sortir. Ensuite, passer avec eux aux réalités: oui, il faut du marketing, oui il faut de la qualité, oui il faut des procédures de sécurité, oui, il faut essayer de décliner ce fameux plan Bordeaux Demain. Je vous renvoie au blog de Stéphane Toutoundji, qui de son côté, a montré, sans que nous nous soyons concertés, que les luttes d'influence sont partout ( cf billet du 15 avril ) !

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